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Une pratique ancrée dans l'histoire

La course landaise s'inscrit dans la continuité des jeux taurins traditionnels organisés dans les villages du Sud-Ouest à l'occasion des fêtes communales. Lors de défis inter-villageois, chacun pouvait affronter vaches ou taureaux sur la place publique, sans règles définies. Au cours du XIXe siècle, cette tradition gasconne se codifie et s'institutionnalise pour devenir une pratique sportive à part entière. Des arènes, sont alors construites. Aujourd'hui reconnue au niveau national par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et structurée autour d'une fédération sportive, la course landaise se pratique dans les départements des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, et du Gers, territoires marqués historiquement par la culture taurine.

Une pratique inscrite dans le présent

Chaque année de mars à octobre, à l'occasion de concours ou de festivals, les toreros affrontent des vaches de combat. Ces sportifs de haut niveau sont rattachés à une ganaderia, élevage tourné exclusivement vers la pratique de ce sport, et une cuadrilla, équipe constituée d'écarteurs et de sauteurs, d'entraîneurs et de cordiers. En réponse à la charge de l'animal, les toreros doivent réaliser une esquive codifiée devant un jury et le public. Les athlètes se répartissent en deux catégories : les écarteurs qui doivent esquiver la vache au dernier moment et les sauteurs qui sautent au-dessus d'elle. A la différence de la corrida, cette discipline n'exige pas la mise à mort de l'animal. Celui-ci participe à plusieurs courses, gagnant ainsi en expérience et rendant la confrontation plus difficile.

Tradition vivante bien ancrée dans la modernité, la course landaise constitue aujourd'hui l'événement central des nombreuses fêtes de village. Rythmant la saison estivale, ces jeux sont à la fois le marqueur d'une identité régionale revendiquée et un vecteur important de développement touristique.

Une pratique qui se transmet

Avant d'être habilités à concourir, les sportifs sont formés pendant trois ans dans une école taurine par des moniteurs brevetés ou au sein d'une ganaderia. Cet apprentissage permet d'acquérir les gestes et techniques : les figures sont d'abord répétées à vide avant la confrontation à l'animal. Au-delà de la performance sportive, les toreros doivent également intégrer le cérémonial traditionnel. Celui-ci passe entre autre par un rituel de salutation des concurrents en début et en fin de course, le paséo, au son de la « marche cazérienne », hymne joué par une harmonie ou une banda. La musique occupe une place centrale en accompagnant le travail des toreros tout au long de ce spectacle.

Depuis 2010, des initiations à la course landaise sont menées au sein d'établissements scolaires du Sud-Ouest dans le cadre d'une sensibilisation des plus jeunes au patrimoine gascon.

Course Landaise

Les arènes de Pouillon Landes. Mai 2011 ©FEMS/Olivier PASQUIERS.

Course Landaise.

Dans l'arène, un jeune écarteur Arènes de Pouillon. Landes. Mai 2011 ©FEMS/Olivier PASQUIERS.

Course Landaise

Les élèves de l'école taurine avant le paséo Arènes de Pouillon, Landes. Mai 2011 ©FEMS/Jean-Christophe BARDOT.