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Nicola Lo Calzo est né à Turin en 1979, il vit à Paris depuis 2005.

Formé initialement à l'architecture du paysage, il s'oriente ensuite vers la photographie, passant progressivement d'une approche plasticienne intimiste à l'argentique à une démarche plus engagée se référant au photojournalisme et utilisant le numérique.

S'intéressant à la question des minorités et de l'identité, il donne à voir des populations vivant un processus d'acculturation rapide, subissant notamment des phénomènes d'urbanisation sans précédent. Dans ce contexte il est allé à la rencontre du peuple bushinengué, au Suriname et en Guyane française (série Obia), et des bushmen en Afrique du Sud (Comeback to Kalahari). La démarche de documenter une réalité s'accompagne du désir de transcender les catégorisations et les discriminations, et de mettre en valeur leur humanité. Questionnant la diversité, il cherche à montrer la différence comme valeur fondatrice de l'identité humaine. Ainsi il a effectué des reportages sur les travailleurs le long du fleuve Niger (Inside Niger), sur les hommes et femmes de petite taille au Cameroun (Morgante) et sur la diaspora homosexuelle d'Afrique et des Caraïbes en France (Not only black).

Depuis 2010, ses travaux s'intègrent dans un projet au long cours intitulé Cham, interrogeant le patrimoine culturel immatériel que constitue l'héritage de la traite négrière et de l'esclavage. Cette recherche photographique se déploie à travers l'Afrique, les Caraïbes et l'Amérique et documente les traces vivantes de l'histoire dans des pratiques identitaires, entre représentation, réappropriation et résistance de part et d'autre. Cette exploration d'une mémoire individuelle et collective, incarnée dans certains rituels magico-religieux, révèle l'impact du passé colonial dans notre société contemporaine.

Nicola Lo Calzo est représenté par L'agence À Paris et par la Galerie Dominique Fiat.

Interview de Nicola Lo Calzo

Festival Allers-Retours : portrait du photographe Nicola Lo Calzo