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Roberto Salomone est né en 1981 à Naples. Il vit à Lucrino, près de Naples.

Formé à la photographie à l'Institut Européen de Design de Rome, il est photojournaliste professionnel depuis 2003. Il a essentiellement travaillé comme photographe de presse à travers le monde et a collaboré avec l'Agence France Presse, l'agence italienne de presse Controluce et le groupe d'édition Arnoldo Mondadori.

Sa démarche se concentre principalement sur les questions sociales et notamment la crise des réfugiés en Europe dont les photographies sont régulièrement publiées dans la presse. Il mène parallèlement depuis sept ans un travail photographique autour de la question de la procession et de la religion à travers l'Italie, et du rapport au rituel dans toute la complexité que cela induit. Les thématiques de la migration, de la frontière, ou de la procession sont travaillées de manière similaire, comme un thème quasi biblique, dans une recherche anthropologique sur la question humaine.

Ses photographies ont été exposées à Naples au musée Madre, à la Villa Pignatelli, au château de l'Œuf et au Palazzo delle Arti ainsi qu'au Festival de photojournalisme de Pérouse

Olivier Pasquiers est né en 1960 à Paris. Il vit à Paris.

Après des études de science, il se tourne vers la photographie. Il intègre en 1991 le bar Floréal, aventure qui s'arrêtera en 2015. Le collectif, fondé en 1985 va défendre pendant trente ans une photographie engagée et humaniste, questionnant l'image et ses usages.

La démarche photographique d'Olivier Pasquiers est avant tout une façon d'être dans la rencontre humaine. Par la relation de confiance et la proximité construite avec les personnes rencontrées, il réussit à rendre visibles des situations liées à la grande précarité, en leur conférant une véritable humanité au-delà d'une vision généralement stigmatisante. Sa démarche bienveillante lui permet de recueillir témoignages intimes et fragments de récits de vie.

Parmi ses principaux travaux figurent Nous sommes là, résidence auprès d'habitants sur l'identité et la représentation de soi, Oubliés de guerre, portraits d'anciens combattants marocains de l'armée française en foyers, Serge, Denise, François, portraits de personnes sans domicile fixe, Maux d'exil, sur des personnes contraintes de quitter leur pays, Merci aux travailleurs venus de loin, témoignages de parcours de vie d'hommes vivant en foyer de travailleurs, J'ai commencé à travailler, portraits d'ouvriers devant leur poste de travail. Il documente également l'espace urbain, ses mutations et ses marges en accompagnant les habitants d'un quartier en rénovation (La Courneuve, rue Renoir... avant démolition), ou montre des espaces appropriables, lieux inattendus et éphémères qui se créent (série Paris/Carnets périphérique).

Dans la continuité de sa démarche citoyenne et engagée, il mène des projets d'éducation à l'image autour de la notion de différence, d'égalité et de respect (Tous pas pareils, tous pareils).

Interview d'Olivier Pasquier

Festival Allers-Retours : portrait du photographe Olivier Pasquiers

Jean-Christophe Bardot est né à Paris en 1963. Il vit en région parisienne.

Après des études d'architecture et d'histoire de la photographie, il vient à la pratique photographique par le théâtre. Il fonde en 1995 le collectif Safran, avec lequel seront produits et diffusés une dizaine de projets de création artistique. De 2005 à 2015, il est membre du collectif le bar Floréal. Au-delà du reportage purement descriptif et documentaire, il recherche la part de subjectivité du sujet photographié, notamment par une observation décalée, en coulisse. Il privilégie une approche qui prend le temps nécessaire à l'instauration d'une relation, cherchant à comprendre des situations à la lumière du terrain.

La question de la mutation des territoires se décline en plusieurs séries. Retour en Lorraine rend compte des traces laissées par l'histoire économique et sociale dans les paysages de sites reconvertis d'anciens bassins sidérurgiques. Dans le cadre d'une opération de rénovation urbaine, il suit pendant trois ans le quotidien de familles entre déménagement et relogement (Monmousseau, 2 automnes et 3 étés), avant de documenter la démolition d'une barre de logements (série Un hiver). En Périféérie interroge la relation à l'espace et les nouveaux modèles en série d'habitat et de loisirs en marge des villes, concentration périurbaine uniforme et standardisée entre échangeurs d'autoroutes, zones pavillonnaires et zones commerciales.

L'autre versant du travail de Jean-Christophe Bardot porte sur le partage des pratiques culturelles et sociales et leur apprentissage. Il chronique ainsi le quotidien en huis-clos d'une unité d'hospitalisation d'urgence en psychiatrie (Ici, le jour et la nuit), après avoir mené des ateliers en unité de jour dans le même hôpital (Territoires partagés). Il porte son regard sur les mouvements citoyens bénévoles, l'engagement d'élus et les préoccupations de développement et de reconfiguration de la vie politique par le monde associatif en France (série Engagés, volontaires…).Il réalise une série de portraits d'habitants impliqués pour le bien commun dans une commune (Une vie d'engagement(s) #1 et #2).

Parallèlement à sa pratique photographique, il mène régulièrement des ateliers auprès de publics en milieu scolaire, universitaire, hospitalier.

Interview de Jean-Christophe Bardot

Festival Allers-Retours : portrait du photographe Jean-Christophe Bardot

Nicola Lo Calzo est né à Turin en 1979, il vit à Paris depuis 2005.

Formé initialement à l'architecture du paysage, il s'oriente ensuite vers la photographie, passant progressivement d'une approche plasticienne intimiste à l'argentique à une démarche plus engagée se référant au photojournalisme et utilisant le numérique.

S'intéressant à la question des minorités et de l'identité, il donne à voir des populations vivant un processus d'acculturation rapide, subissant notamment des phénomènes d'urbanisation sans précédent. Dans ce contexte il est allé à la rencontre du peuple bushinengué, au Suriname et en Guyane française (série Obia), et des bushmen en Afrique du Sud (Comeback to Kalahari). La démarche de documenter une réalité s'accompagne du désir de transcender les catégorisations et les discriminations, et de mettre en valeur leur humanité. Questionnant la diversité, il cherche à montrer la différence comme valeur fondatrice de l'identité humaine. Ainsi il a effectué des reportages sur les travailleurs le long du fleuve Niger (Inside Niger), sur les hommes et femmes de petite taille au Cameroun (Morgante) et sur la diaspora homosexuelle d'Afrique et des Caraïbes en France (Not only black).

Depuis 2010, ses travaux s'intègrent dans un projet au long cours intitulé Cham, interrogeant le patrimoine culturel immatériel que constitue l'héritage de la traite négrière et de l'esclavage. Cette recherche photographique se déploie à travers l'Afrique, les Caraïbes et l'Amérique et documente les traces vivantes de l'histoire dans des pratiques identitaires, entre représentation, réappropriation et résistance de part et d'autre. Cette exploration d'une mémoire individuelle et collective, incarnée dans certains rituels magico-religieux, révèle l'impact du passé colonial dans notre société contemporaine.

Nicola Lo Calzo est représenté par L'agence À Paris et par la Galerie Dominique Fiat.

Interview de Nicola Lo Calzo

Festival Allers-Retours : portrait du photographe Nicola Lo Calzo

Alain Volut est né en 1954. Il vit en région parisienne.

Fréquentant dans les années 1970-1980 les milieux de la recherche théâtrale en France, en Pologne, en Italie, il participe à plusieurs projets cinématographiques, travaillant par ailleurs comme photographe auprès de diverses troupes de théâtre.

En 1990, il s'installe à Naples où il demeure une vingtaine d'années. Il se consacre au reportage photographique à travers le monde, collaborant avec les principaux quotidiens et magazines italiens et français et avec l'agence VU'.

Parmi ses œuvres, qui pour la plupart ont donné lieu à des expositions et des publications, figurent la documentation des quatre interventions dans les rues de Naples de l'artiste Ernest Pignon-Ernest (Ruelles de la mémoire), un travail sur l'enfance en Europe (Créature), un autre autour des moulages de Pompei (Ombre, trilogia), un reportage sur le métro napolitain (Under the ground), une enquête photographique sur la Province de Naples (Nel labirinto del tempo), un travail sur la mémoire ancestrale et le peuple Dogon (Terre natale / l'homme premier), ou encore un reportage en Inde sur Varanasi (ex-Benarès).

Le lien organique entre la figure humaine et l'image du corps traverse l'ensemble de l'œuvre d'Alain Volut. Il cherche à révéler le moment d'équilibre entre ce qu'il ressent et ce qu'il voit, pour former une image sensible, symbolique, transcendant le monde visible.

L'utilisation du Leica lui permet une approche discrète et silencieuse sans entrer en contact avec les personnes photographiées afin de ne pas transformer ou influencer une situation.

Il explore également d'autres media, la sculpture, l'installation, composant des correspondances et révélant ainsi une autre dimension de l'image.

Interview d'Alain Volut

Festival Allers-Retours : portrait du photographe Alain Volut.